Saga RTL (émission diffusée le 24/03/207) 

La Saga des Stranglers en intégrale.

Longtemps, les Stranglers ont traîné derrière eux une réputation de mal-aimés du rock. A leurs débuts, on a souvent essayé de les discréditer. Boy George les accusait de n'être que “des hippies qui se sont coupés les cheveux pour se faire du fric”. Mick Jagger les a traités de "répugnants personnages”. Quant à Pete Townshend, il les qualifiait de "groupe dégoûtant”.
Trois décennies plus tard, grâce au succès de titres comme "Golden Brown", "Always the sun" ou encore "European female", les Stranglers se sont fait une place très personnelle dans le monde de la rock music. Leur actualité est très fournie. Alors qu'ils sont sur la route pour présenter à leur public "SWEET XVI", l'album paru à l'automne dernier, ils publient un double CD intitulé "ANTHOLOGY", qui revient sur la dernière décennie de leur carrière.

C'est Hugh Cornwell qui est à l’origine de la formation des Stranglers. Tout en poursuivant de brillantes études de bio-physique, il est guitariste dans le groupe Emile & The Detectives. Sa licence en poche, il part pour la Suède en vue d’obtenir un doctorat avant de retrouver sa ville natale de Guildford en 1974. C’est là qu’il forme les Guildford Stranglers avec Jean-Jacques Burnel et Jet Black.
Jean-Jacques Burnel est un ancien Hell’s Angel licencié en économie qui a étudié la guitare classique avant d'opter pour la basse. Né à Londres, il est d’origine française : ses parents sont des restaurateurs normands qui se sont expatriés. Jean-Jacques a deux passions : la moto et le karaté.
Jet Black, de son vrai nom Brian Duffy, a d'abord été commerçant avant de tout laisser tomber pour apprendre la batterie et jouer avec de petites formations de jazz. Il a dirigé une entreprise de fabrication de crèmes glacées, puis un magasin de vins et spiritueux. Jet Black est le plus âgé du groupe : il est né le 26 août 1938. Il est aujourd'hui le plus vieux musicien de rock anglais en activité.

En août 1975, les Guildford Stranglers se renforcent avec le clavier Dave Greenfield. C’est un passionné de pilotage, de science-fiction et d’occultisme. Devenus tout simplement The Stranglers, les quatre musiciens tournent beaucoup, principalement dans les clubs de la région de Londres, et notamment en première partie du Climax Blues Band et de Patti Smith.
Début 77, lorsqu’ils signent un contrat d’enregistrement avec United Artists, ils sont déjà des musiciens expérimentés. C’est d’ailleurs ce qui les distingue des groupes punk de l'époque auxquels on les assimile trop souvent. S’ils ont l’énergie et le côté sulfureux des Sex Pistols ou des Clash, les Stranglers sont plus proches musicalement de Lou Reed, du Velvet Underground ou des Doors. Leur premier single, “Get a grip on yourself”, paraît en février 1977. Il raconte les galères que rencontrent tous les petits groupes qui débutent.

"Get a grip on yourself" est un succès d’estime, bien accueilli par la critique, mais on est encore loin de ce qui va suivre. En avril 77, c'est Martin Rushent qui produit leur premier album, “RATTUS NORVEGICUS”. Il atteint la quatrième place des charts une semaine après sa sortie. C'est un résultat inattendu qui prouve que le public anglais est prêt pour une ”autre musique”.
En quelques jours, les Stranglers viennent d’être récompensés de deux années de travail acharné, deux années au cours desquelles ils ont pu composer beaucoup de matériel.

Au cours des sessions de “Rattus Norvegicus”, les Stranglers ont mis en boîte l’équivalent d’un deuxième album. Il paraît en octobre 1977, à peine six mois après le premier. Intitulé “NO MORE HEROES”, il se classe N°2 et confirme ainsi que le groupe est là pour durer.
En concert, les Stranglers n’ont pas la réputation d’être des tendres. Leur côté anarchiste et provocateur rend leurs prestations souvent houleuses, voire violentes, avec pour conséquence leur interdiction dans de nombreuses salles. Pour brouiller les pistes, ils jouent parfois sous d’autres noms comme les Shakespearoes ou les Old Codgers. C’est à cette époque que Jean-Jacques Burnel pose nu sur une double page du New Musical Express.

“BLACK AND WHITE” paraît en mai 1978. C'est le troisième album des Stranglers, le dernier produit par Martin Rushent. Les premiers pressages du disque sont accompagnés d'un 45-tours en vinyle blanc, où l'on trouve une reprise de "Walk on by", le classique de Dionne Warwick. C’est un nouveau succès pour le groupe qui, en un peu plus d’un an, a déjà classé six titres dans le Top 20 anglais.

En mars 1979, les Stranglers publient un premier album public, “LIVE (X-CERT)”. C'est une compilation de titres qui ont été enregistrés sur différentes scènes en 1977 et 78. D’après Hugh Cornwell, c’est un disque qui doit marquer la fin d’une époque pour les Stranglers. On entend alors quelques rumeurs de séparation, des rumeurs qui s’amplifient avec la parution des deux premiers albums solo de Jean-Jacques Burnel et de Hugh Cornwell.

En avril 1979, Jean-Jacques Burnel propose “EUROMAN COMETH”, un travail essentiellement électronique qu'il a enregistré parallèlement à “Black and white”. C'est grâce à ses expérimentations que les Stranglers introduiront plus tard des boîtes à rythme et des ordinateurs dans leur musique.
En octobre 1979, Hugh Cornwell publie “NOSFERATU”, un album plus prévisible, plus dans la ligne des Stranglers. On apprend alors que Hugh vient de passer cinq semaines dans les prisons anglaises pour possession de substances illégales. Ce n'est que le premier signe de la poisse qui va s’étendre au groupe au moment où paraît son quatrième album studio, “THE RAVEN”.

En cette fin d'année 1979, les bonnes ventes de l'album “The raven” resteront la seule satisfaction pour les Stranglers. A partir de là, la chance leur tourne le dos. Leur road-manager, ainsi qu’un ami qui écrivait un livre sur eux, meurent à quelque temps d’intervalle. Et ce n'est pas tout. Aux Etats-Unis, ils se font dérober la totalité de leur équipement. A Nice, lors de leur tournée française, ils sont mis en prison pour incitation à l’émeute. Le bilan est lourd : plus de trois cent mille euros de dégâts. Maigre consolation, cet épisode leur inspirera le titre "Nice in Nice" quelques années plus tard. Mais pour l'instant, rien ne va plus et ils mettront un an et demi pour remonter la pente.

“(THE GOSPEL ACCORDING TO) THE MENINBLACK" paraît en février 1981. “The Meninblack”, les hommes en noir, ce sont d'abord les Stranglers eux-mêmes puisqu'ils s’habillent uniquement de cette couleur. Dans l’album, ces hommes en noir sont des extraterrestres qui prennent l’aspect des Terriens et qui infiltrent les systèmes qui président aux destinées du monde. Cette relecture des “Envahisseurs” sur fond de musique synthétique est une impasse. Dès novembre 1981, les Stranglers font volte-face avec “LA FOLIE”, un album produit par Tony Visconti. A l’image du single “Golden brown”, “La folie” est un disque plus pop, qui marque un tournant important dans la discographie du groupe. Pour la première fois, les Stranglers obtiennent un véritable tube grand public. Classé N°2 en Angleterre, “Golden brown” se vend à un million d’exemplaires et reste leur plus grand succès.

En juillet 1982, les Stranglers récidivent avec “Strange little girl”, un titre inédit que l'on trouve sur la compilation “THE COLLECTION 1977-1982”. La sortie de ce disque coïncide avec la fin du contrat qui les liait à Liberty / EMI. Quant au nouveau single, “Strange little girl”, les Stranglers l'avaient déjà proposé six ans plus tôt à leur maison de disques qui n'en avait pas voulu à l'époque.

Le succès de "Strange little girl" est comme un ultime pied-de-nez des Stranglers à leur ancien label. Ils signent alors chez Epic et publient l'album “FELINE” en décembre 1982. Ce disque marque une nouvelle évolution du groupe. En réaction à la musique électronique du moment qu’ils trouvent trop froide, ils proposent un son plus riche et plus soigné. Ce travail plus clair, et donc plus accessible, leur fait gagner un public encore plus large, surtout sur le continent européen.

Les Stranglers viennent de changer de maison de disques. Ils ont signé chez Epic qui a publié l'album "Féline" fin 1982. Une année plus tard, Jean-Jacques Burnel et Dave Greenfield proposent “FIRE AND WATER”, un album en duo qui est aussi la bande originale du film de Vincent Coudanne, “Ecoutez vos murs”.
En novembre 84, ils retrouvent les Stranglers pour “AURAL SCULPTURE”. La musique qu'ils proposent reste simple et joyeuse avec toujours une touche de provocation et une petite pointe de perversion. Mais l'ajout d'une section de trois cuivres modifie le son des Stranglers, ce qui ne plaît pas à tout le monde.

En septembre 1986, la première maison de disques des Stranglers publie une compilation de singles devenus introuvables, “OFF THE BEATEN TRACK”. Pendant ce temps, les quatre musiciens sont en studio à Bruxelles, toujours sous la direction de Laurie Latham. Mais ce qu’ils réalisent en deux mois de travail ne leur convient pas.
Ils congédient leur producteur et rentrent en Angleterre où ils décident de se débrouiller seuls. Ils mettront seize mois pour terminer “DREAMTIME” qui paraît en novembre 1986. Un extrait de cet album, “Always the sun”, est un énorme succès en France et apporte un nouveau public aux Stranglers. "Dreamtime" est aussi leur seul album classé aux Etats-Unis.

Un peu paradoxalement, alors que leurs disques ne se sont jamais aussi bien vendus, les Stranglers décident de faire une pause de plus de trois ans, une longue période qu’ils mettent à profit pour se concentrer sur d’autres projets. Ils retourneront ponctuellement en studio pour enregistrer une reprise du classique des Kinks, "All day and all of the night", qui se classera N°7 dans les hit-parades anglais en janvier 1988. Deux mois plus tard, cet enregistrement studio sera inclus dans un album live dont le titre est très proche : "ALL LIVE AND ALL OF THE NIGHT".

C’est donc le temps des albums solos. Hugh Cornwell propose “WOLF”, en juillet 88. Deux mois plus tard, Jean-Jacques Burnel publie "UN JOUR PARFAIT". Parallèlement, le bassiste des Stranglers enregistre avec les Purple Helmets, deux albums de reprises de standards du rock et du rhythm & blues : “RIDE AGAIN” en octobre 88 et “RISE AGAIN” un an plus tard. En 1989, EMI publie "THE SINGLES", une nouvelle compilation consacrée aux premières années de la carrière des Stranglers.
C'est en février 1990 que paraît leur dixième album studio, très logiquement baptisé “TEN”. On a l’impression que les Purple Helmets ont déteint sur les Stranglers, puisque leur nouveau single n’est autre que “96 tears”, la reprise du tube de Question Mark & The Mysterians, créé en 1966. Ce choix montre plutôt que Hugh Cornwell se désintéresse de plus en plus du groupe qu’il avait créé seize ans plus tôt. Quelques mois plus tard, en août 1990, il annonce qu’il quitte les Stranglers.

Fin 1990, EMI et Epic, les deux labels qui ont accueilli successivement les Stranglers, s'associent pour produire "GREATEST HITS 1977-1990". C'est la première compilation qui retrace la carrière complète du groupe.
Jean-Jacques Burnel, Dave Greenfield et Jet Black décident de continuer sans Hugh Cornwell. En avril 91, les Stranglers nouvelle formule donnent leur premier concert à Londres. Ils sont désormais cinq car Hugh a été remplacé par deux musiciens : le guitariste John Ellis et le chanteur Paul Roberts.
John est le guitariste des Vibrators et des Purple Helmets, un ami de longue date puisqu’il jouait déjà sur le premier album solo de Jean-Jacques Burnel. Quant à Paul Roberts, c'est un inconnu qui a été préféré à Dave Vanian (le chanteur des Damned) et à Ian McNabb (l’ancien leader des Icicle Works).
En attendant le premier album de cette nouvelle formation, la discographie des Stranglers s'augmente de trois CDs qui paraissent début 92 sur trois labels différents : “LIVE AT THE HOPE AND ANCHOR”, "ALL TWELVE INCHES" et “THE EARLY YEARS 74-75-76 : RARE, LIVE AND UNRELEASED”.

En septembre 1992, “STRANGLERS IN THE NIGHT” est le premier album studio des nouveaux Stranglers. Publié sur “Psycho”, le propre label du groupe, il marque un retour à un son plus pur, plus direct, moins produit. Débarrassés de la section de cuivres qui les accompagnait depuis “Aural sculpture”, les musiciens sont plus à l’aise pour s’exprimer et cela s’entend. Quant à Paul Roberts, il tient plutôt bien son rôle, sans chercher à imiter Hugh Cornwell.

Après son départ des Stranglers, Hugh Cornwell aura du mal à renouer avec le succès. Ce qui ne l'empêchera pas de publier régulièrement des disques. Le dernier est paru à l'automne 2006. C'est un triple CD enregistré en public, "PEOPLE ; PLACES ; PIECES", où l'on remarque de nombreuses reprises des Stranglers. Il en existe une version raccourcie en un seul CD intitulé "DIRTY DOZEN".
Hugh Cornwell avait donné son dernier concert avec les Stranglers le 11 août 1990 à l'Alexandra Palace de Londres. On peut en retrouver l'ambiance sur l'album paru en juin 1993 : “SATURDAY NIGHT, SUNDAY MORNING”.

Les Stranglers reviennent en 1995 avec “ABOUT TIME”. Pour cet album, ils ont travaillé avec Alan Winstanley qui fut leur premier ingénieur du son et qui avait co-produit avec eux “The Raven”. C’est un retour à une musique plus disciplinée, mais aussi plus sophistiquée. On y remarque la présence d’un quatuor à cordes sur trois morceaux, ainsi que le violoniste Nigel Kennedy sur le titre “Face”. L'album "About Time" est illustré par le single "Lies and deception".



En 1995, deux nouveaux albums consacrés aux Stranglers originaux paraissent coup sur coup : “THE SESSIONS”, qui regroupe trois séances réalisées pour la BBC entre 1977 et 82, puis “THE STRANGLERS AND FRIENDS : LIVE IN CONCERT”, qui avait été enregistré au moment où Hugh Cornwell était en prison pour possession de stupéfiants. Pour ce concert de soutien enregistré au Rainbow à Londres en 1980, Hugh est remplacé par plusieurs de ses amis comme Ian Dury, Peter Hammill et Robert Smith des Cure.
Parue en 1996, "THE HIT MEN" est une double compilation de tous les singles du groupe parus entre 77 et 91, augmentée de quelques extraits d'albums incontournables.

Si l'on considère le nombre d'albums parus, on constate que les Stranglers première version battent à plate couture les Stranglers version 2, et c’est vrai également en termes de ventes. On peut le regretter dans la mesure où les enregistrements récents du groupe tiennent bien la route, mais c’est ainsi. En janvier 97, les Stranglers proposent “WRITTEN IN RED”, qui est sûrement leur meilleur album des années 90.

"FRIDAY THE THIRTEENTH" paraît en octobre 97. Il a été enregistré à Londres, au Royal Albert Hall, avec la participation d'un ensemble à cordes de 18 musiciens, The Electra Strings.
La deuxième formation des Stranglers, découverte à l'automne 1992, publiera encore un album, "COUP DE GRÂCE", en 1998. Puis le groupe connaîtra un nouveau changement. En mars 2000, après presque dix années de présence, John Ellis décide de s'en aller vers d'autres horizons. Il est remplacé par Baz Warne, un musicien qui n'est pas un inconnu pour les fans des Stranglers. En effet, Baz est l'ancien guitariste des Small Town Heroes, le groupe qui assurait les premières partie de la tournée "About Time" en 1995. On le retrouve bien sûr au générique de "NORFOLK COAST", le quinzième album studio des Stranglers.

Après John Ellis, c'est Paul Roberts qui s'en va en mai 2006. Il était le chanteur des Stranglers depuis seize ans et il a envie de changer d'air. Il veut se consacrer à un autre groupe : Soulsec. Son remplaçant, on le trouve à l'intérieur du groupe. C'est Baz Warne qui devient le chanteur principal, épaulé à l'occasion par Jean-Jacques Burnel.
Sur l'album "SUITE XVI", qui paraît en septembre 2006, Baz chante sur neuf titres et Jean-Jacques sur les quatre autres. Une fois encore, on constate que le groupe a évolué. La palette musicale est plus élargie, le son est plus ample et les souvenirs de l'époque punk ne sont là que pour insuffler de l'énergie.

Depuis plusieurs semaines, les Stranglers sont sur la route pour présenter "Suite XVI" à leur public. A la suite de problèmes cardiaques, Jet Black, le batteur, a été contraint de laisser sa place à son technicien Ian Barnard pour plusieurs spectacles. Après la Pologne et l'Italie, les Stranglers viennent d'arriver en France pour dix concerts. Ils seront notamment le 27 Mars à Lyon, le 6 avril à Paris à La Cigale, et ils boucleront leur tournée française le 13 avril à Montivilliers, en Seine-Maritime. Cet été, ils se produiront en Belgique à Poperinge, dans le cadre du Festival Marktrock, le 25 août. Ils iront aussi au Japon, avant de revenir en Belgique pour une tournée acoustique en novembre.
Aujourd'hui, les Stranglers publient une nouvelle compilation intitulée "ANTHOLOGY". C'est un double CD qui propose des extraits des albums "Friday the Thirteenth", "Written in red" et "Coup de Grâce".


TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne) :


- "Nice 'n' sleazy" (CD "Black and white")
- "Let me down easy" (CD "Friday the thirteenth")
- "Hanging around" (CD "Rattus Norvegicus")
- "(Get a) Grip (On yourself)" (CD "Rattus Norvegicus")
- "Peaches" (CD "Rattus Norvegicus")
- "Something better change" (CD "No more heroes")
- "Walk on by" (CD "Black and white")
- "Straighten out" (CD "Live at the Hope and Anchor")
- "The raven" (CD "The raven")
- "Duchess" (CD "The raven")
- "Golden brown" (CD "La folie")
- "Strange little girl" (CD "The Collection 1977-1982")
- "European female (in the celebration of the)" (CD "Féline")
- "Shakin' like a leaf" (CD "Dreamtime")
- "Skin deep" (CD "Aural sculpture")
- "Always the sun" (CD "Dreamtime")
- "All day and all of the night" (CD "All live and all of the night")
- "96 tears" (CD "10")
- "No mercy" (CD "Aural sculpture")
- "Heaven or hell" (CD "Stranglers in the night")
- "No more heroes" (CD "Saturday night, Sunday morning")
- "Lies and deception" (CD "About time")
- "Big in America" (CD "Dreamtime")
- "In heaven she walks" (CD "Written in red")
- "Big thing coming" (CD "Norfolk coast")
- "Spectre of love" (CD "Suite XVI")
- "No reason" (CD "Coup de grâce")

DISCOGRAPHIE :

- "RATTUS NORVEGICUS" (album – 1977)
- "NO MORE HEROES" (album – 1977)
- "BLACK AND WHITE" (album – 1978)
- "LIVE X-CERT" (live album – 1978)
- "THE RAVEN" (album – 1979)
- "(THE GOSPEL ACCORDING TO) THE MENINBLACK" (album – 1981)
- "LA FOLIE" (album – 1981)
- "THE COLLECTION 1977-1982" (compilation – 1982)
- "FÉLINE" (album – 1983)
- "AURAL SCULPTURE" (album – 1984)
- "OFF THE BEATEN TRACK" (compilation – 1986)
- "DREAMTIME" (album – 1986)
- "ALL LIVE AND ALL OF THE NIGHT" (live album – 1988)
- "RARITIES" (compilation – 1988)
- "THE SINGLES (THE U.A. YEARS)" (compilation – 1989)
- "10" (album – 1990)
- "GREATEST HITS 1977-1990" (compilation – 1990)
- "ALL TWELVE INCHES" (compilation – 1992)
- "THE EARLY YEARS '74, '75, '76" (compilation live – 1992)
- "LIVE AT THE HOPE AND ANCHOR" (live album – 1992)
- "STRANGLERS IN THE NIGHT" (album – 1992)
- "THE OLD TESTAMENT" (coffret – 1992)
- "SATURDAY NIGHT, SUNDAY MORNING" (live album – 1993)
- "STRANGLED FROM BIRTH AND BEYOND" (compilation – 1994)
- "ABOUT TIME" (album – 1995)
- "THE SESSIONS" (compilation – 1995)
- "THE STRANGLERS & FRIENDS – LIVE IN CONCERT" (live album – 1995)
- "ACCESS ALL AREAS" (compilation live – 1995)
- "WRITTEN IN RED" (album – 1997)
- "THE HIT MEN" (compilation – 1997)
- "THE COLLECTION" (compilation – 1997)
- "FRIDAY THE THIRTEENTH" (live album – 1997)
- "THE BEST OF THE EPIC YEARS" (compilation – 1997)
- "LIVE IN LONDON" (live album – 1997)
- "THE MASTERS" (compilation – 1998)
- "COUP DE GRÂCE" (album – 1998)
- "LIVE AT HAMMERSMITH '81" (live album – 1998)
- "COLLECTION" (compilation – 1998)
- "HITS COLLECTION" (compilation – 1999)
- "HITS AND HEROES" (compilation – 1999)
- "ALWAYS THE SUN" (compilation – 2000)
- "5 LIVE 01" (live album – 2001)
- "THE STRANGLERS" (compilation – 2001)
- "THE EPIC YEARS" (coffret – 2001)
- "LIES AND DECEPTION" (compilation – 2002)
- "LAID BLACK" (compilation – 2002)
- "PEACHES (THE VERY BEST OF)" (compilation – 2002)
- "THE RARITIES" (compilation – 2002)
- "OUT OF THE BLACK" (compilation – 2002)
- "SWEET SMELL OF SUCCESS" (compilation – 2003)
- "LIVE AT THE APOLLO" (live album – 2003)
- "LIVE 'N' SLEAZY" (live album – 2003)
- "APOLLO REVISITED" (live album – 2003)
- "MISS YOU" (compilation – 2003)
- "GOLD" (compilation – 2003)
- "NORFOLK COAST" (album – 2004)
- "THE NEW TESTAMENT" (coffret – 2004)
- "A COLLECTION" (coffret – 2005)
- "THE VERY BEST OF THE STRANGLERS" (compilation – 2006)
- "SUITE XVI" (alum – 2006)
- "GOLDEN BROWN" compilation – 2007)
- "ANTHOLOGY" (compilation – 2007)


Hugh CORNWELL

- "NOSFERATU" (album – 1979)
- "WOLF" (album – 1988)
- "C.C.W." (album – 1992)
- "WIRED" (album – 1993)
- "GUILTY" (album 1997)
- "HI FI" (album – 2000)
- "FOOTPRINTS IN THE DESERT" (compilation – 2002)
- "SONS OF SHIVA" (avec Sex W. Johnston)(album – 2002)
- "MAYDAY" (live album – 2002)
- "IN THE DOCK" (live album – 2003)
- "BEYOND ELYSIAN FIELDS" (album – 2004)
- "DIRTY DOZEN" (live album – 2006)
- "PEOPLE ; PLACES ; PIECES" (coffret live – 2006)

Jean-Jacques BURNEL

- "EUROMAN COMETH" (album – 1979=
- "UN JOUR PARFAIT" (album – 1988=

Dave GREENFIELD & Jean-Jacques BURNEL

- "FIRE AND WATER" (album – 1983)

The PURPLE HELMETS

- "RIDE AGAIN" (album – 1988)
- "RISE AGAIN" (album – 1989)

John ELLIS

- "ACRYLIC" (album – 1997)
- "IN RHODT" (album – 1998)
- "DAS GEHEIMNIS DES GOLEM" (album – 1999)
- "DESTINATION EVERYWHERE" (album – 1999)
- "OUR INTERNAL MONOLOGUE" (album – 1999)
- "SHOCK OF CONTACT" (album – 1999)
- "SPIC 'N' SPAN" (album – 1999)

Paul ROBERTS

- "FAITH ?" (album – 1999)
- "SELF DISCOVERY" (album – 2001)
- "NO PASSPORT REQUIRED" (live album – 2002)
- "THE PRESSURE SENSITIVE" (album – 2003)

Baz WARNE

- "COMMON THREAD" (album – 2002)